8 Mars 2008, journée internationale des Femmes.

A cette occasion, et afin de forcer l’égalité, je propose de proposer à ceux qui décident de l’instauration des journées internationales (d’ailleurs c’est qui ça ? Non, non, je crois pas que ce soit le Bon Dieu.) que le 9 Mars devienne la journée des Hommes.

D’après ce que j’ai vu, eux aussi en ont bien besoin, en plein désarroi avec la nouvelle place des Femmes dans la société. (Une enquête menée par l’Agence nationale de recherche sur le Sida sur la sexualité des Français dit que 20% des petits gars de 18/24 ans ne s’intéressent pas au sexe ni au couple. Ils ne sauraient peut être plus comment s’y prendre avec ce nouvel être féminin qui leur fait face)

Et surtout, ça les calmerait peut être. Ça ne serait plus possible pour eux de faire de tous les autres jours de l’année une anti-journée des Femmes. Ça ferait peut être enfin réfléchir les plus violents d’entre eux, ceux qui alimentent les quotas de femmes battues. Ce serait une journée pour réfléchir à la différence des statuts et places des femmes et des autres dans la société. Aux différences que l’on ne pourra jamais effacer, à ce rapport homme-femme qui restera à jamais empreint d’une animalité naturelle et indélébile; mais surtout aux moyens que nous devons mettre en œuvre, nous “animaux sociaux” dotés d’une certaine intelligence, pour vivre avec toutes ces différences dans le respect de l’autre, en réprimant tout instinct violent.

«En France, tous les trois jours, une femme meurt victime de violences conjugales. Parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire: appelez le 3919».

A Alger, où l’hypocrisie sociale est telle que les choses n’existent que dans leur superficialité, et où la langue – ou plus justement l’analphabétisme bilingue – sert d’alibi pour traiter le sujet à la légère, ils ont traduit “journée des femmes” par “fête de la femme” en Arabe (la langue des langues).

Dans cette ville que je connais si bien au point qu’elle me soit chère – malgré moi – les femmes ce jour là ont leur après midi de libre. Elles sortent des cuisines, des écoles et des bureaux et vont, une fois n’est pas coutume, prendre un verre entre copines dans un salon de thé mixte. Elles se baladent dans les rues très vite surpeuplées une rose à la main. Eh oui, les hommes, élégants et gentlemen souhaitent une bonne “fête de la femme” à celles qui les entoure en offrant des fleurs ou quelques friandises. Ça dure le temps d’un café et ça n’a pas plus de sens qu’un sucre qui fond dans une mixture trop chaude et imbuvable.

Le 09 Mars, Journée des Hommes, vous en pensez quoi ?

KLZ