Il y a parfois le besoin d’écrire / Parfois aussi l’obligation, le devoir / Celui de se poser et de dire / Ces injustices qui cassent nos espoirs

Nourris de l’insouciance de l’enfance
Et perdus en chemin un jour d’une banale déception
D’adulte qui collectionne les petites souffrances
Les grands bobos ordinaires et les belles désillusions.

Alors on n’y croit plus mais on signe parfois
Des pétitions dont on ne lit plus le texte que de travers
Pas question de manifester ni de se foutre hors la loi
Y a plus rien à croire, tout se lit dans le fond des verres

Le tanin des vins rouges qui s’agglutine aux parois
La mousse qui s’assèche quand les gosiers se désaltèrent
La sensation du devoir d’écrire revient parfois
Debout, ne sachant pas quoi crier, je m’assois et me resserre.

Amanda Mère