Les yeux qui piquent, la gueule de bois avant demain. Déjà, la tête dans le cul.
Les mots se bousculent dans ma tête, les gens, les regards, les amis d’amis. les fesse-bouké, les surbouqués, les soirées suprenantes. Et Paris en décors. Paris qui se fait chaque jour plus discrète, que l’on arrive enfin à oublier. Enfin.
On n’est plus là pour elle, on commence à être là pour soi. Pour vivre.
Elle, toujours, ses rues majestueuses, ses foules enivrantes, sa population si variée qu’on ne peut la décrire. Ces gens qui sortent jusqu’à pas d’heure, partout. Cette vie dans un musée à ciel ouvert, dans certains quartiers. L’immeuble qui donne confiance. Chez soi rassurée. Le hall de l’immeuble, le début du boulevard. l’idée de la présence des proprios, de la concierge. La ville, familière. Je suis chez moi, chez les autres. Je suis à la maison, étrangère. Paris n’est plus aussi envahissante.