scène

Si vous avez envie d’aller au ciné, s’il vous reste des places à griller avant la fin décembre, si vous cherchez une sortie au chaud, si vous êtes curieux du cinéma algérien contemporain, si vous aimez Kusturica, si vous aimez Molière, si vous aimez la poésie, si vous aimez le cinéma, les belles images, les lumières somptueuses, les acteurs puissants et justes autant qu’inconnus, si vous aimez les portraits honnêtes de sociétés insaisissables, alors vous aimerez Masacarades.

Si vous ne faites pas partie de toutes ces catégories de personnes, alors allez y quand même, vous ne regretterez pas.

Je suis séduite. Plus que ça, je suis fière.
Bon, ok, c’est nul d’être fière Je suis heureuse d’avoir vu ce film. Heureuse que ce film existe.
Il donne de l’espoir à l’espoir.

Il donne des personnages à l’Algérie. Des histoires à raconter. Des fables pour conter le réel, alors que plus aucun politique ne peut le porter. C’est du positivisme algérien. Il rend compte de ce réel insaisissable que plus aucune institution ne sait décrire, transcrire et rendre à son propre peuple et au monde qu’est le réel algérien. Séparé de la religion, séparé des problèmes identitaires, des conflits linguistiques. Il donne une légitimité à la langue… Pfff, j’arrête, c’en est trop. Allez le voir, ce film.

Je kiffe, j’adore, je soutiens, je vote ! et j’en redemande.

Bravo et merci Lyes.

Pour en savoir plus et lire l’entretien avec le réalisateur : http://www.mascarades-lefilm.comc