Je fantasme un petit peu, un jour ou deux, puis j’oublie. Je n’y crois pas vraiment au fond, ni en mes pulsions suicidaires, ni en mon romantisme chevaleresque, ni même en mon coté bourgeois qui va se caser et faire des gosses.
Je ne crois en aucune énergie qui puisse m’élever et me tendre vers une destinée. “Ce qui compte, ce n’est pas l’endroit d’où l’on vient, mais c’est où l’on va”.* Je ne crois pas en moi, au fond, alors je mets toute mon énergie à croire en l’autre, peu importe l’autre, tant qu’il me dirige et que son chemin m’éclaire et me trace sa voie. Peu importe la voie, tan qu’il y en a une, il suffit de le choisir, honnête, passionnée et artiste, et l’histoire devient passionnante, le parcours truffé d’embuches et de surprises, la vie palpitante.
Je suis prête à aimer bcp de monde, laissez moi libre d’aller vers l’un de ceux qui m’attirent.
Je ne sais pas ce que je reproduis, quel amour, quel désir, quelle jalousie, quel sentiment, quelle peur. Je ne sais pas ce que je recherche, mais je constate que ce même sentiment douloureux de manque de substance dans la présence ou dans l’absence de l’autre. Que ce soit dans sa présence, ou dans son absence. Il y a quelque chose d’impalpable, d’iréel, dans mes sentiments. de virtuel, une sorte d’hologramme.
* Public Ennemies, Michael Mann, Réplique de Johnny Depp

