Je me sens américaine. Pourtant, non, je n’ai ni la carte verte, ni la peau noire. J’ai d’autres choses qui sont de couleur verte, mais pas la carte. Mais là, même si je ne connais ce pays que par les livres et ses gens par l’image, je me sens américaine.

Le bonheure

Le bonheur

Oui, c’est bateau, je sais…

Je fais partie de ce nombre incalculable de personnes qui auront versé une larme mercredi dernier. Je fais partie de ceux qui ont cherché dans la ville mardi soir un lieu de rassemblement, une rue, (la rue Daunou par exemple) un point de contact pour s’unir et aider les chiffres par l’espoir et les cris de guerre du genre “Yes we can”.  J’ai aussi fait partie de ceux qui ont bu des bières en trinquant à la santé de Barack – tout ceci avec une pointe d’auto dérision et de cynisme, ne croyant pas du tout au fond de moi que cet évènement soit vraiment révolutionnaire.

J’ai aussi veillé seule chez moi jusqu’à ce que les chiffres soient assez rassurants. Et j’ai eu pour premier geste matinal la recherche de l’information tant espérée sur les transistors et autres machines à faire entrer des gens à la maison sans ouvrir la porte.

Bref, complètement classique, totalement impersonnelle, énergies des foules et d’un espoir basé sur des idées et des symboles. Mais faut avouer que quand le classique est bien écrit, bien construit, alors il est bouleversant. Simplement magnifique. Beau à faire pleurer de joie et d’émotion.

C’est juste un petit billet pour marquer le coup, un lien de plus sur la toile pour cette virgule dans l’histoire.

Un témoignage en plus du web 2.0. Qui sait, peut être demain serons nous amusé de l’émotion ressentie ? Peut être demain trouverons nous tout cela d’une extrême futilité ? Qui sait, peut être demain Barack sera musulman et ça ne choquera personne ? Peut être Barack sera t-il athé et ça ne dérangera personne ?

A vot’ bon jugement, Mesdames Messieurs…

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A propos du gars qui visite l’exposition scientifique pour piquer des stylos et chopper quelques gateaux.
“- C’est sûrement un Algérien”, me dit un des commerciaux
“- Non, Monsieur, dis-je, un Tunisien”
“- Ah. Qui se ressemble s’assemble”.

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Vécu aujourd’hui a un congrès national d’une grande société scientifique

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Après un diner entre amis, au moment de payer le repas, chacun sa part, une note divisée par autant d’invités, ambiance cool et décontractée, le serveur s’est peut être un peu lâché.
-”C’est 32€40 par tête” dis le serveur algéro-parisien à l’accent de Bord Bou Areridj
-”Pouvez vous me rendre la monnaie sur un ticket restaurant, svp?” dis une des têtes blondes à l’origine tout aussi nord africaine que son interlocuteur, mais avec l’accent paris 7e, limite 6e
-”Non Madame, nous ne rendons pas la monnaie sur les tickets restaurants”.
-”Je sais bien, mais je n’ai pas de monnaie, vous me rendez les 2€ sur ce que vous donne mon ami qui vient de vous payer en espèce”
-”Ahlala Madame, dis le serveur, ça se voit que vous ête française.”

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Vécu il y a quelques mois dans un petit resto berbérorital d’un quartier branchouille et central de la capitale

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Israel : une émeute la nuit dans la ville parce qu’un arabe a circulé en voiture, les fenêtres ouvertes, la musique à fond la caisse, le soir de Youm Kipour. l’affaire de quelques extrémistes, la plupart des habitants vivant en paix, malgré la mixité religieuse et culturelle déconcertante.

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Entendu ce soir aux infos sur LCI

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A propos de la rumeur Obama est il musulman ?

“- J’ai cru entendre, que…Euh… Il est arabe”.
- Non Madame, je vous rassure. C’est un bon citoyen, un père de famille, un homme honnête.” répond Mc Cain.

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Entendu ce soir aux infos sur Euronouvelles – campagne électorale présidentielle américaine

Boycotter un salon du livre, quelle idée !
Alors que les livres apportent la paix et permettent la cohérence entre les temps anciens et le présent. Alors que les histoires, toutes les histoires sont immortalisées dans ces livres et donnent aux générations qui arrivent des voies honnêtes et stables pour construire un monde où un jour, il fera bon vivre.

Boycotter des écrivains, quelle bêtise !
Alors que ce sont eux qui par leurs mots lient les peuples et offrent des clefs pour la compréhension de l’autre; Qui ouvrent les portes vers d’autres cultures, qui permettent de considérer l’autre comme un frère et non comme un ennemi, qui font de l’étranger un être pas si étrange.

Boycotter la culture, quelle dérive obscurantiste !
Alors que la culture est le plus solide des ciments d’une paix construite et durable. Que c’est uniquement par elle que passera la paix au proche orient pour tous les peuples et que la lumière des idées, de la pensée et de la raison l’emportera.

Mais l’idée de mettre Israël à l’honneur est bien plus folle encore, célébrer les 60 ans d’existence de cet état criminel est le cautionnement de son obscurantisme. “Fêter” les 60 ans d’Israël est une bien plus grosse bêtise! Fêter les 60 ans d’Israël, c’est fêter les 60 ans d’Injustice, c’est dire bravo à ce qui se passe encore aujourd’hui. C’est être dans le festif et la célébration alors que tout autour, dans ce décors monstrueux et morbide qu’est devenu la Palestine, plus personne ne compte les civils tués par l’état d’Israel. Malheureusement, Israel à l’honneur au salon du Livre doit être lu sous le prisme des politiques. Les auteurs Israeliens “guerriers de la paix”, comme tous les autres, ne sont que l’outil de la position de la France avec ce salon.

Que les organisateurs Français – donc la France? – nous obligent à choisir entre “fêter” l’état d’Israël et boycotter le livre est une offense à la littérature.

Mais s’il faut choisir entre le désolant et le répugnant, entre l’appauvrissant et l’exécrable, entre le boycott et l’obscurantisme sioniste, je choisis, endeuillée, le désolant et répond positivement à l’appel au boycott. Par respect pour les peuples opprimés, par respect pour une justice à rendre à la Palestine, malgré le fil de l’Histoire que l’occident à tracée, ces 60 dernières années.

OUI au Boycott d’un salon du livre qui, en mettant à l’honneur Israël pour ses 60 ans d’existence, cautionne les exactions de l’état israélien et son armée contre la population civile palestinienne colonisée.

60 ans, Injustice, quel bel âge pour mourir.

H.K.

 

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NB 1 : Affiche du Voyage en Palestine d’écrivains de différentes origines. Film documentaire de Samir Abdallah et José Reynè. Ce film et les auteurs n’ont aucun lien avec ce post. Cette affiche n’est qu’une illustration – très belle affiche, bravo! – sans lien direct avec le sujet. Pour plus d’informations sur ce documentaire, vous pouvez utiliser vos moteurs de recherche favoris.

NB 2 : Sujet qui peut faire réfléchir à la limite entre culture et politique, entre auteurs et Etats qu’ils représentent, etc. Limite ? Chimères. Le politique est partout dans la vie de tous les jours. Le politique est la vie. Ne laissons pas l’hypocrisie générale nous aveugler.