Je me sens américaine. Pourtant, non, je n’ai ni la carte verte, ni la peau noire. J’ai d’autres choses qui sont de couleur verte, mais pas la carte. Mais là, même si je ne connais ce pays que par les livres et ses gens par l’image, je me sens américaine.

Le bonheur
Oui, c’est bateau, je sais…
Je fais partie de ce nombre incalculable de personnes qui auront versé une larme mercredi dernier. Je fais partie de ceux qui ont cherché dans la ville mardi soir un lieu de rassemblement, une rue, (la rue Daunou par exemple) un point de contact pour s’unir et aider les chiffres par l’espoir et les cris de guerre du genre “Yes we can”. J’ai aussi fait partie de ceux qui ont bu des bières en trinquant à la santé de Barack – tout ceci avec une pointe d’auto dérision et de cynisme, ne croyant pas du tout au fond de moi que cet évènement soit vraiment révolutionnaire.
J’ai aussi veillé seule chez moi jusqu’à ce que les chiffres soient assez rassurants. Et j’ai eu pour premier geste matinal la recherche de l’information tant espérée sur les transistors et autres machines à faire entrer des gens à la maison sans ouvrir la porte.
Bref, complètement classique, totalement impersonnelle, énergies des foules et d’un espoir basé sur des idées et des symboles. Mais faut avouer que quand le classique est bien écrit, bien construit, alors il est bouleversant. Simplement magnifique. Beau à faire pleurer de joie et d’émotion.
C’est juste un petit billet pour marquer le coup, un lien de plus sur la toile pour cette virgule dans l’histoire.
Un témoignage en plus du web 2.0. Qui sait, peut être demain serons nous amusé de l’émotion ressentie ? Peut être demain trouverons nous tout cela d’une extrême futilité ? Qui sait, peut être demain Barack sera musulman et ça ne choquera personne ? Peut être Barack sera t-il athé et ça ne dérangera personne ?

