Dans le monde


Fais chauffer, Marcel. Hum, hum…

Chawki Amari Nationale 1Ca fait un bail que je ne suis pas venue là. Je ne connais plus les paroles ni la musique. J’ai même fermé les portes à un moment, orienté les projecteurs vers d’autres aventures. J’ai cherché d’autres issues, d’autres contacts.
mais l’écriture est là. Les mots aussi. Et Vous ? Qui c’est vous ?
Personne, alors je peux bien continuer…
J’ai trouvé « Nationale 1 » de Chawki Amari dans une librairie poussiéreuse des rues d’Alger. J’ai eu du mal à le trouver celui là. Je n’ai pas pu lire toutes les nouvelles de « A 3 degré vers l’est ». La lecture des nouvelles de Mister Amari s’accompagnait d’un ennui et d’une lenteur agaçante. Le style ne m’a pas donné envie d’aller plus loin.
Sur Nationale 1 aussi, parfois un peu de longueurs dans ses lignes, mais un bon roman. Il tient quelque chose, avec sa fibre de géologue, son amour des mots et son désir de dire les Algériens. Avec surtout cette aisance à parler de l’Algérie, de l’Afrique, comme on peut lire l’Italie chez Eri de Luca ou l’Amérique latine chez Mario Vargas Llosa.
Et c’est ça qui fait du bien.
Il y a les noms des villes, la fureur de la végétation du nord, la minéralité sèche et déprimante du désert. Il y cette absurdité constante dans laquelle évoluent les personnages. Une absurdité qui tourne autour de la mort, du terrorisme, et une peur enrobée d’humour et de patience qui rendent les personnages si attachant. Des gars, des pommés, des routards, des gendarmes qui subissent l’absurde de l’Algérie des années 90.
Absurde mais violent. Absurde mais dévastateur, ce temps où ce p’tit gars traverse l’Algérie du nord au sud, en commençant par chercher le PK0 et en allant jusqu’en bas avec une petite Atos… En bas ou en haut… peu importe.

Nationale 1, un « road book » qui décrit avec précision et humour ce que les années de plomb ont ajouté à l’histoire torturée de l’Algérie.

Nationale 1, Chawki Amari, Casbah Editions, 250 DA / Disponible également sur internet pour le reste du monde

PS : interview de C.A. disponible ici : http://www.babelmed.net/Pais/Méditerranée/Littérature/index.php?c=2490&m=319&k=4&l=fr

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I think I have to write something down. « Ok. Ce n’est pas amoureux ». Ok… Encore une fois l’éternelle question, pourquoi écrire? En fait, cette question est un prétexte, une intro bidon. C’est juste une question à la con, pour la chauffe, histoire de répéter mes gammes. ALors Marcel, tu dis quoi? Ca chauffe un peu là ?

A quoi tu penses gars ? (Photo KLZ)

J’ai comme des histoires qui tournent en boucle dans ma tête. Je me ballade dans la rue avec une « Open face », une substance liquide dans le cerveau qui s’écoule par les rides d’expression, mon visage qui dégouline de désir de me connecter aux autres : je suis comme une éponge, je capte tout ce qui passe autour. Les gens croisent mon regard et voient sur cette open face un open bar, une invitation à regarder, tenter, parler, croire. Je ne suis pas seule, jamais. entourée de temps de gens qui habitent cette si grande ville et qui sont si proches de toi dès que tu as le visage ouvert. A n’attendre que ça finalement.

Je prends cette attitude que je ne maîtrise pas. Je suis là, détendue, ouverte, « preneuse ». Et magie! je reçois. Tout le monde me parle, me regarde, me souris, m’accroche. Je prends un peu mais pas trop, pour ne pas me retrouver dans le premier lit qui m’ouvre ses draps. Les filles me demandent leur chemin, le nom des stations. Les hommes me regardent avec intensité, me parlent, me disent bonsoir. Je croise leur regard et je sens, comme Rena*, que ça fonctionne, qu’il se mette à me désirer comme des robots; je n’ai qu’à appuyer sur le bouton avec mes yeux.

Je suis juste complètement là, maintenant et ici, comme Erra**. J’arrive à être présente et consciente dans le réel et le moment présent. C’est rare. Je veux dire : ce n’est pas évident, ni tout le temps, ni à chaque fois. C’est difficile à commander, faut avoir les dispositions et l’humeur qui va avec. Ca arrive certaines fois et là j’ai l’impression de capter la ville entière.

Je rentre chez moi. C’est l’heure des derniers métros. Je passe devant ce distributeur automatique de boissons et autre cochoneries hyper sucrées et caloriques. Cette grosse machine rouge statique et inerte sur le bord des quais à cette habitude systématique de m’extraire de mes pensées, de me distraire quelques secondes. J’ai l’esprit joueur, alors je me dis qu’à chaque fois je peux tenter ma chance. Ce n’est pas une machine à cochoneries, c’est une machine à sous. Je passe devant ce distributeur à cochoneries comme un joueur passerait devant un casino.

Celui ci, sur ce quai, est particulier. Il me raconte à chaque fois que je passe qu’il m’arrive de gagner. Il me rappelle aussi mon mini coté punk comme dirait l’autre, la fois où j’avais trouvé dans ce distributeur une bouteille de limonade a moitié coincée dans le système; un bon coup de poing bien placé et la bouteille était dans mes mains. J’avais gagné la machine, j’avais récupéré le butin; elle qui arnaque tant de fois les pauv’ et honnêtes gens.
Mais dès que je gagne, je culpabilise. C’est le revers de cette médaille perverse et complètement débile. Alors vite je m’en débarasse, j’offre la bouteille de jus de fruits à un ivrogne endormi à la mort sur le quai.
Ce soir là, je repasse devant et là héhé : elle est chargée avec quelques sous. J’appuie sur les boutons 2 et 3 et des barres chocolatées tombent dans mes mains. Yes, j’ai gagne, jack pot ! je suis chanceuse, tonight c’est mon soir.
Et quelques fractions de secondes plus tard, mon estomac se noue, mon oesophage se ferme et je culpabilise; pourquoi moi ? ca ne m’appartient pas, c’est du vol ! tsss. Tiens, je vais partager le butin avec ce Monsieur qui travaille pour nettoyer la station et qui change les poubelles.
Je l’interrompt, lui dis bonsoir, lui propose le chocolat. Le monsieur est surpris. Il me regarde et accepte volontier et heureux ce petit geste. Moi je m’en vais plus légère et mangerai sans culpabilité aucune la moitié du butin que j’ai gardé pour moi.

Bravo H. ! Heureusement qu’il y a des blogs pour écrire ces histoires qui ont si peu d’intérêt. Seule, dans les rues de Paris, mon cerveau vieillit et utilise les repères qu’il peut pour tenir chaque jour jusqu’au sommeil. Pour passer le temps, il me raconte des histoires et m’invente des chansons. Il y a du monde dans ma tête. Alors j’invite les gens et les souvenirs avec mon open face et ma nostalgie.
ICi le chocolat, cette folie délicieuse qui m’accompagne et m’assure un plaisir constant. Puis les machines à s’amuser pour voir si tu gagnes, comme une gamine qui débarque devant un rayon entier de confiseries, avec un vice caché « c’est meilleur quand c’est volé ». Et enfin le petit geste à celui qui nettoye les rues, qui me rappelle ma grand mère dans les rues d’Alger.
Elle donnait à chaque fois des sommes que je trouvais importantes quand je n’avais que 6 ans à ce monsieur au visage d’ange et frappé par le soleil qui nettoyait avec un balais de sorcière et une grosse poubelle sur roulette toutes les rues d’Alger.
Il avait cette attitude et ce regard si reconnaissant quand ma grand mère passait lui donner quelques affaires ou quelques billets. J’avais l’impression de vivre dans un conte de fées, de marcher sur de la mousse, de ne voir que des gens doux, gentils et aimants.
Des années plus tard, vieilli, je le croisais encore, toujours à travailler et à gagner son pain à force de sueur.Je ne pouvais passer devant lui sans lui donner un billet ou quelques pièces. Je doublais les sommes de ma grand mère, mais dans ma main, cet argent paraissait vide et sans consistance. De quoi s’acheter quelques briques de lait et un peu de pain et l’argent coulait. Nous n’étions plus à la même époque, ce qui valait 100 il y a 10 ans ne valait plus que 5. L’homme avait toujours cette peau marquée par le soleil, plus que jamais, et toujours cet air reconnaissant et humble, cette façon de se déplacer et de regarder le monde faite de respect et de sagesse. Mais la ville tout autour était une jungle, un four, un enfer, et moi seule, sans les mains de ma grand mère pour m’accrocher, je ne marchais plus sur du coton ni sur un nuage, mais sur un fil entouré d’un vide énorme et dangereux qui te prendra pour te broyer. tôt ou tard.

*Rena : Magnifique et courageux personnage principal d’Infrarouge de Nancy Huston (ACte Sud, 2010)
** Erra : AUtre fabuleux et magnifique personnage principal de « Lignes de faille, Nancy Huston (Acte Sud, 2006)

Achetons, achetons, achetons. la société d’hyper consommation. je gagne de l’argent, donc je le dépense. Je le dépense, donc j’en gagne, ou du moins j’essaie. Je m’habille toujours différemment, j’ai le cuir pour le sac et les gants, je visite tous les jours les ventes privées en ligne, je connais par coeur le numéro de ma carte bleue. je dépense, j’achète, je clic, je mange, je montre, je me la pète avec mon manteau, je fais les soldes, ou pas.

Je possède, je suis heureuse. toujours pas de soleil, pas d’amour, pas de partage, pas de nature. juste des objets, du plastique, des hydrocarbures, de la consommation, une voiture, des meubles, des shoes, des hauts, des bas. des bas pour remonter la pente.

Plus de poésie, plus rien de ce genre. plus de soleil, plus de camus, plus de philo, plus de recul. Que de l’objet, des objectifs chiffrés. « Mais être actif, c’est perdre son temps, dans la mesure où l’on se perd ». [Camus, l’envers et l’endroit].

Hin ? quoi ? des vacances, le ski, mais biensûr, il faut faire comme tout le monde, aller à la montagne, au ski. Etre comme tous ces autres, montrer son coup de soleil, son bronzage, ses muscles. Sa forme, avoir bonne mine. Etre toujours au top.

« Mais c’est curieux tout de même comme nous vivons parmi des gens pressés. »  [idem]

Malheureuse avec tous ces objets. Malheureuse sans le soleil et le dépouillement d’une place déserte sous le soleil de midi un beau et silencieux jour d’été.

 

#Roman #littérature #LouisGardel #LaBaied’Alger

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Pause sur le présent. J’ouvre « La baie d’Alger » de Louis Gardel et entre dans un passé que je n’ai pas connu, un Alger que mes parents et grand parents m’ont conté avec nostalgie, amertume et une douleur maquillée de fierté nationaliste. Quelque chose du paradis, un coin de soleil et de fraîcheur, une mer et des plages magnifiques, une ville à taille humaine, des soirées au bord de l’eau, des relations simples entre les communautés, des goûts et des saveurs, des ballades à cheval dans les forêts de pins, des pique-niques au bord de l’eau. Un coin de paradis sur la côte nord de l’Afrique, mais accessible à un petit nombre : les colons, les riches, quelques bourgeois musulmans, et c’est tout.

Et c’est tout. Le reste de la population n’existe pas dans l’histoire de cette ville, de ce pays; si ce n’est en terroristes barbares qui veulent faire du mal au paradis et tout détruire, tout saccager.

Cachée, la misère de tous les autres, dans les ruelles de la casbah, et dans les villages des montagnes. Tue, la barbarie de l’armée et de ceux qui ont le pouvoir, sur un peuple silencieux.

Non, ce n’est pas le propos de ce livre magnifique qui ajoute une couche de douleur au syndrome du pied noir par des souvenirs enfin contés. Il y a le ciel bleu, l’adolescence, l’énergie, les envies de justice et de pureté, l’ignorance de l’existence des autres. L’ignorance et l’envie de continuer de vivre sa vie douce et caressante sans en savoir plus, sans comprendre ce qui pourrait tout détruire, dans son petit monde; ce qui a tout détruit. Sans avoir le temps de se retourner. Il est déjà si tard.

Il y a ceux qui sont lésés depuis le début, qui se battent et se débattent pour récupérer un peu de vie et de bonheur; et il y a ceux qui avaient la vie et le bonheur, la ville et la baie, et qui, du jour au lendemain, ne peuvent plus ni en jouir, ni même la partager.

Il y a cette tournure radicale : la baie d’Alger, c’est blanc, ou c’est noir; et c’est un coup de pied au cul pour trop de monde depuis trop longtemps.

Alger idéale, où tout le monde vit ensemble, dans le respect des uns et des autres, profitant tous de cet air frais, de ce soleil de plomb et de l’air de la mer : quelle belle utopie.

– « Je te l’ai dit et je te le redis encore une dernière fois, et t’as intérêt à ouvrir grand tes petites oreilles et ta petite cervelle : tu ne parles pas, tu ne dis rien, tu ne parles à personne, t’as compris ? Quand tu voyages avec moi, quand tu es avec moi, tu n’ouvres pas la bouge, ma thalich foumek. Soussem. j’ai dit Soussem. »

– « Mais je voulais juste demander… »

– « Soussem, je t’ai dit khelki foumek, tu ne parles pas, tu la fermes. »

– « C’est pour les numéros, les places »

– « La prochaine fois, tu voyageras toute seule, tu ne viendras pas avec moi, tu prendras toute seule l’avion. je t’ai dit tu te tais. Toi, tu ne connais rien, tu ne comprends rien, tu es bête, ma kritich, ma ta3arfi walou. Moi je sais lire, je sais trouver ma place tout seul, j’ai besoin de personne, je n’ai pas besoin de demander. »

– « eh, mais le stewart saksani… »

-« Soussem, je t’ai dit tais toi, tu te tais. Tu fermes ta bouche, tu comprends quand je te parle ? Tu es avec moi, tu ne parles pas, tu ne regardes pas. C’est moi qui donne les passports, qui cherche les places et qui parle avec les policiers. Toi, tu ne fais rien. Tu me suis et tu te tais. Tu ne comprends rien, il faut toujours que tu demandes et que tu montres ton ignorance. Moi je sais, je n’ai pas besoin que tu me fasses honte, je n’ai besoin de personne, je sais me débrouiller, tu comprends ça ? Toi tu es nulle, tu ne sais rien, mais si tu veux voyager avec moi, alors TU LA FERMES ! »

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Vol Paris Alger, entre un homme et une femme

Chucho : un grand pianiste, avec de grandes mains, de très grandes mains, et un grand « big band »; accompagné de géants de la musique, un percussionniste percutant… Avec un père grandiose, Bebo, à la belle gueule de grand père, tellement qu’on aurait envie de monter sur ses genoux pour qu’il nous raconte une histoire avec ses blanches et ses noirs, et ses doigts qui dansent sur le Steinway. Bref, de la grande musique, mais dans une trop grande salle.

Alors un conseil : n’allez PAAAAS à la Salle Pleyel. Pour y voir une musique qui, normalement, doit balancer la sauce, la vraie, la chaleur du caliente, la srana !

Photo piquée sur le web

Photo piquée sur le web

Une première pour moi : dormir à un concert. Bon, il est vrai que j’expérimentais ce soir là en particulier, un degré de fatigue rare et fracassant, mais de là à m’endormir dans une salle de concert, avec, en face, un des plus grands pianistes de la scène jazz latino ? Noooon… mais c’est un truc de malade. Il est où l’ingé son, que je le fracasse à coup de SM58 ?

Au rang X de cette immense salle qui contiendrait les alphabets grecs, arabes et tous les mots chinois, j’avais l’impression de matter un DVD en Dolby surround. Les mecs, sur scène, étaient comme dépouillés de toute émotion, quasi statiques. Non, non, me dit mon pote, aussi amorphe que moi : ils sont réels, ils viennent de Cuba. Le son, plat, arrivait comme un flux homogène sans heurt ni saveur, histoire de chatouiller des oreilles qui en ont vu d’autres. Un disque avec toute l’égalisation à 0. L’ingé son ne croyait pas si bien dire en sortant sa blague pourrie à deux balles du genre « parait que les ingés sons sont sourds »

J’aurai préféré rester chez moi et me taper les 30 € en son d’avoine histoire de bien me boucher les intestins, plutôt que de me taper le son de ce moine sans oreille avec son matos de ouf.

Et c’est sans compter avec l’ambiance délirante de mondanité qui pue et qui déteint sur la rue du Faubourg Saint Honoré (ou peut être était-ce l’inverse ?). En entrant, bien qu’on ait payé nos places, on a quand même l’impression désagréable d’être invité par le maire de Paris en personne et d’être accueilli par sa court, avec tout ce que ça peut comporter de Bobo qui s’est pris d’une passion masturbatoire pour l’amérique latine.

Enfin bref, je divague et digère ce mauvais plan. A retenir : Chucho Valdès bien, Bébo Valdès craquant et la Salle Pleyel, réservée aux dépressifs insomniaques …

Bebo et Chucho Valdès - le fils déjà vieux et le grand père adorable, tous deux virtuoses

Bebo et Chucho Valdès - le fils déjà vieux et le grand père adorable, tous deux virtuoses

Ma somnolence et la piètre qualité du son ne m’ayant pas laissé le plaisir de profiter de ce concert, je n’en parlerai pas, je ne suis plus du tout objective. Si malgré tout, vous cherchez à mieux savoir qui est Chucho Valdès, alors je vous laisse avec ce blog, fruit d’une mini recherche : Ptilou’s blog.

KLZ

Je conseille de lire le petit feuilleton de Chawki Amari sur El watan. qui remplace qq temps son point zéro :

http://www.elwatan.com/Point-Zero

Je ne suis pas dans la critique. Et quand j’aime un auteur, j’aime l’aimer tout le temps que je l’aime. C’est quoi cette phrase bidon ? M’en fous. Au fond, ce ne sont que quelques lignes par jour, un style bien simple et à pein funky, pas le temps d’être à bout de souffle que la chronique est déjà finie.

Pas si simple au fond ? Peut être… Réussir à dérouler l’intrigue et à la faire évoluer malgré les 1500 signes castrateurs. Es tu dans la castration ? la jouissance ? le job alimentaire ?

Et alors, qu’est ce qui t’a fait entrer ? Tout le monde s’en fout de ses motivations pour l’écriture. L’essentiel, comme le disent tous, c’est ce qui reste.

Revenons à ce qui nous intéresse. D’où sortent ces personnages ? Ce couple qui décide de passer de l’autre coté de la méditerranée sur une petite barque ? cette fille de joie qui vient se confronter à l’amour ? Ce duel universel.

Ces gens aux rêves intacts et à la passion brûlante ?

Quelques lignes, et je pense à un autre temps. Le temps des rêves intacts et de la passion naïve. Le désir innocent et la foi entière. Tout est encore intègre, rien n’est usé, ni par le temps, ni par les désillusions.

J’ai les yeux grands ouverts et le regard qui brille vers un horizon que je veux mien et que j’aurai. Ce n’est qu’une question de jours, de stratégie. J’y crois. J’y vais.

Il n’y a ni peur ni entrave. Il n’y a que des alliés possibles où d’autres dont il faut prendre exemple. Il y a « la vie devant soi » et le monde à nos pieds. Il y a les pleines dents et la pomme juteuse. Il y a tout. Il n’y a plus qu’à foncer. Il y a l’énergie et la passion. Il y a l’envie et le besoin. Tout potentialisé. Tout pour toi.

Et pour tous ceux qui veulent y aller.

Il y a des gens qui rêvent encore dans ce pays. J’ai rêvé de le quitter. Depuis mon départ, je ne rêve plus. Et je m’étonne de lire dans tes textes des personnages qui croient, des personnages qui rêvent. des personnages qui espèrent et construisent. Vont ils laisser leur rêve sur cette petite embarcation ?

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