Achetons, achetons, achetons. la société d’hyper consommation. je gagne de l’argent, donc je le dépense. Je le dépense, donc j’en gagne, ou du moins j’essaie. Je m’habille toujours différemment, j’ai le cuir pour le sac et les gants, je visite tous les jours les ventes privées en ligne, je connais par coeur le numéro de ma carte bleue. je dépense, j’achète, je clic, je mange, je montre, je me la pète avec mon manteau, je fais les soldes, ou pas.

Je possède, je suis heureuse. toujours pas de soleil, pas d’amour, pas de partage, pas de nature. juste des objets, du plastique, des hydrocarbures, de la consommation, une voiture, des meubles, des shoes, des hauts, des bas. des bas pour remonter la pente.

Plus de poésie, plus rien de ce genre. plus de soleil, plus de camus, plus de philo, plus de recul. Que de l’objet, des objectifs chiffrés. « Mais être actif, c’est perdre son temps, dans la mesure où l’on se perd ». [Camus, l’envers et l’endroit].

Hin ? quoi ? des vacances, le ski, mais biensûr, il faut faire comme tout le monde, aller à la montagne, au ski. Etre comme tous ces autres, montrer son coup de soleil, son bronzage, ses muscles. Sa forme, avoir bonne mine. Etre toujours au top.

« Mais c’est curieux tout de même comme nous vivons parmi des gens pressés. »  [idem]

Malheureuse avec tous ces objets. Malheureuse sans le soleil et le dépouillement d’une place déserte sous le soleil de midi un beau et silencieux jour d’été.

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