La journée n’est peut être pas complètement perdue, si j’en fais quelque chose. Si j’arrive à bosser, si j’avance dans mes recherches, si je lis un peu, si je fais mon heure de cardio. Et la journée passe. Avec tout ce que j’y fais, et tout ce que je néglige. La voir passer, c’est la voir me perdre.

La journée n’est pourtant pas complètement perdue si j’y laisse un billet, quelques mots enchainés. Rien de bien important, un ensemble de futilité. Surtout la date surlignée.

La journée n’est peut être pas complètement perdue, si je la passe à dormir. C’est déjà mieux que de la passer à penser comme on tourne une vis foirée. Espèce d’enfoiré.

pfff… encore un post de dépressif solitaire.

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J’ai les yeux qui brûlent du désir d’y croire. Et la tête qui éteint toutes ces bêtises pathétiques d’un petit jet de larmes froides.

Embouteillages AlgerJe te casse la gueule. Dans mes rêves les plus jouissifs. Je te crache à la figure, et y mets toute mon énergie. Sur ta face, sur tes livres. Sur ton histoire, qu’y me remonte comme on vomit. J’en ai des nausées et plus je me souviens et plus c’est acide. L’oesophage qui brule. J’ai des remontées de notre premier baiser.

La couleur de cet arbre, dans cette rue immonde qui monte, qui descend.

Là, je connais un raccourci pour prendre l’autoroute. Tu te souviens ? Naïve et croyante ? Un petit chemin qui t’emmène à l’aventure. Droit vers la mer, en faisant le tour. En passant par la côte. Le soleil couchant qui perturbe l’esprit, modifie la vision. Tout est orange. Suffit de fermer les yeux et de rouler. T’es sûre de bien te faire mal.

Petit raccourci que personne ne connait. Sauf les vrais, les purs, de cette ville sans noblesse. Petit raccourci qu’aujourd’hui, à l’usure, tout le monde empreinte, tout le monde connait. Petit raccourci aux arbres violets. Maintenant que tout le monde le prend, ce petit chemin, que les voitures s’empilent et que l’autoroute est à une heure d’embouteillage d’ici, mais à 300 m à vol de pigeon pourri. J’ai le temps, au volant de cette belle petite caisse, de contempler la couleur de ces foutus arbres, dans cette foutue ville où même la lumière ne vient plus, tant y a rien à voir, rien à éclairer. Putain de lumière algéroise. T’es plus là pour adoucir. Tant vous avez tout saccagé. Tout gâché, tout menti, tout trompé. Tous partis. Alors je ne contemple pas. C’est trop moche. Mais j’ai le temps de vomir les souvenirs qui remontent cette rue encombrée qui descend. J’ai pris trop de café. J’ai le sphincter œsophagien que ne se ferme plus. Je voudrais tout rendre et qu’on en finisse. Mais c’est dans les trips, c’est mon amylase, c’est mon suc gastrique. J’ai le truc qu’a la trique.

Alors ne plus croire personne, ne plus avoir envie, que la porte sonne, que l’espoir de l’oubli, te rende encore plus conne, la la la la la li, … …. ….